"Il est possible d'appliquer à un évènement de multiples grilles de lecture. Des esprits, enfin ceux qui reflechissent, liront la signification et d'autres chercheront le sens.
La vraie question porte sur l'océan et non sur les vagues. Même si les vagues peuvent malmener ou bercer, elles ne sont que des accidents. L'océan, lui, est eternel. Il était là avant nous et il sera encore là lorsque toute trace d'humanité aura disparu de la surface du globe.
Votre mariage appartient à l'océan. En choisissant le lien sacré vous vous placez radicalement dans l'essentiel qui est le dévoilement du divin par un acte qui convoque les dieux en pleine lumière.
Il ne tient qu'à vous qu'ils y restent.
Athéna, Appolon mais aussi Freya et Thor et encore les Lares qui vous seront attachés si votre foyer leur est ouvert.
Vous êtes désormais les ordonnateurs de votre propre culte, de votre propre religion, celle qui fera vos jours et vos nuits.
Et en cela vous plongez dans la plus longue mémoire, avec maintenant la responsabilité de la transmettre. Votre eternité s'inscrit dans l'histoire venue du fond des âges et qu'il vous appartient désormais de poursuivre.
Votre vie sera ce que vous en ferez. Ne laissez aucun pouvoir prendre les décisions à votre place, regardez à deux fois lorsque l'on invoque devant vous des mots à majuscule. Et goutez chaque instant comme s'il devait être le dernier.
Le bateau qui file au vent, avide d'espace mais qui franchit aussi les tempête et les pots au noir, c'est celui qui a un équipage à la hauteur de ses rêves. C'est à vous de bâtir ce bateau et à personne d'autre.
Je vous souhaite une navigation pleine d'ivresse, de furie mais aussi d'escales heureuses où un coucher de soleil donne à lui seul le vrai goût de la vie.
Hic et nunc."
lundi 4 octobre 2010
vendredi 1 octobre 2010
Le silence
Un monde sans moteur qui gronde au loin ou juste sous la fenêtre, un monde sans avion qui déchire le ciel, un monde sans les haut-parleurs qui prennent la parole sans réponse possible, un monde sans le son des machines, un monde seulement peuplé du bruit du marteau sur l'enclume, de celui de la scie qui refend l'arbre et des cris des enfants.
Ce monde n'existe plus.
Notre silence n'est que celui de l'absence des humains.
Lorsque l'on travaille seul au long cours des années, une autre dimension se fait jour. Celle de la parole de l'interieur. La reflexion sur soi et sur le monde alentour. Avec le temps, chaque bavardage devient un bruit. La parole devrait être réservée à ce qui a du sens.
Les mots qui portent un sens prennent alors toute leur envergure. Et le regard alors perçoit et la plénitude et la vacuité.
Il ne faudrait parler que lorsque il faut du temps pour "dire". Tout comme Sylvebarbe.
La sagesse de l'Ent mérite que l'on s'y attarde. "Je ne suis du côté de personne parce que personne n'est du mien."
Ainsi du silence.
L'autre parole est celle du vin. L'esprit libéré de ses attaches mais non point enchaîné par la beuverie. Le vin donne aux mots une musique qui ouvre une porte dans le silence. Acceptons de la pousser. Il sera temps de revenir au silence lorsque le soleil se lèvera à nouveau.
Ce monde n'existe plus.
Notre silence n'est que celui de l'absence des humains.
Lorsque l'on travaille seul au long cours des années, une autre dimension se fait jour. Celle de la parole de l'interieur. La reflexion sur soi et sur le monde alentour. Avec le temps, chaque bavardage devient un bruit. La parole devrait être réservée à ce qui a du sens.
Les mots qui portent un sens prennent alors toute leur envergure. Et le regard alors perçoit et la plénitude et la vacuité.
Il ne faudrait parler que lorsque il faut du temps pour "dire". Tout comme Sylvebarbe.
La sagesse de l'Ent mérite que l'on s'y attarde. "Je ne suis du côté de personne parce que personne n'est du mien."
Ainsi du silence.
L'autre parole est celle du vin. L'esprit libéré de ses attaches mais non point enchaîné par la beuverie. Le vin donne aux mots une musique qui ouvre une porte dans le silence. Acceptons de la pousser. Il sera temps de revenir au silence lorsque le soleil se lèvera à nouveau.
mercredi 14 juillet 2010
L'Ange

L'Ange est tout ce que le monde n'est pas, n'a pas été, ne sera pas.
Il est nos ailes brisées ou simplement lièes par les nécessités.
Il est ce rêve d'absolu ou encore cette pensée qui nous fait vivant lorsque nous tentons de comprendre en le questionnant notre être au monde.
L'Ange est au delà de l'âme notre part des sphères, l'esprit qui nous anime pour atteindre ce que les ombres des obligations, des devoirs et des lourdeurs nous cachent lorsqu'elles couvrent de poussière les élans du coeur et du corps.
Il ne tient qu'à nous de l'apprivoiser ou de l'ignorer. Il ne changera pas nos vies; mais il leur donnera un parfum sans pareil.
lundi 7 septembre 2009
Phantasme
La chair et l'ombre.
L'esprit dessine ce que le regard ignore. Le désir, la tentation, la gourmandise, le goût, les parfums et le soyeux, la pulpe et la courbe esquissée sous le voile.
L'érotique de la fleur de peau que le monde pudibond, puis soi-disant libéré, a réduit aux ersatz de la pornographie est cette caresse douce du vent ou celle d'un pétale qui donne à la finesse d'un geste toute une palette de saveurs complexes. Comme celles d'un vin puissant mais pourtant si chargé d'arôme qu'il faut pour le goûter vraiment toute la patience d'un gourmet et toute la vigueur d'une vitalité bien charpentée. L'ivresse sera bien là mais elle sera celle des saveurs. Du phantasme vécu en toute conscience au rut des automatismes de nos quotidiens carcéraux, il y a toute la distance qui sépare la chair offerte de la chair prise.Les petits marquis se pâment et les goinffres s'étouffent.
L'équilibre est ici, tout aussi bien qu'ailleurs, la source du plaisir.
Combien d'hommes et de femmes le savent-ils ? La beauté et la joie vont ensemble lorsque le goût de la chair et celui des images se conjuguent; lorsque l'immédiat et le toujours se trouvent sur la même clef d'harmonie.
L'image n'est qu'une image, certes. Mais elle est aussi autre chose. Une forme que notre être au monde peut prendre et conserver dans sa mémoire vivante. Pour ne pas oublier que nos êtres de chair se nourissent de chair. Et dans ce monde de la "mal-bouffe", il faut aussi prendre soin de ses phantasmes. Pour qu'ils viennent orgueilleusement à la lumière du jour.
samedi 15 août 2009
Un royaume de la conscience
Ce que nous sommes est dans notre esprit, notre coeur et nos mains. Pas dans les livres poussiéreux ni au sein des colloques de sages incapables d'assurer leur propre survie dans un monde hostile.
Le guerrier qui prend la garde haute, la position "di falcone" est prêt. Il n'a pas besoin d'une conscience toute exterieure pour savoir ce qu'il a à faire. De même que l'artiste qui affronte la matière qui resiste à ses efforts mais dont il exprimera tout de même sa sensibilité au monde.
Dieu n'est pas dans les grimoires ou au fond des tabernacles, pas dans les sourates ni dans les prêches du dimanche. Il est dans notre aptitude à faire le bien alors que nous pourrions faire le mal.
Le bien c'est ce qui augmente la vie, le mal c'est ce qui la réduit. Mais chacun possède son propre bien. C'est pour cette raison que l'affrontement appartient au socle de l'existence. Comme l'amour ou le goût du beau.
Notre royaume de la conscience, nous le portons en nous. Libre à nous de le faire venir en pleine lumière.
Le guerrier qui prend la garde haute, la position "di falcone" est prêt. Il n'a pas besoin d'une conscience toute exterieure pour savoir ce qu'il a à faire. De même que l'artiste qui affronte la matière qui resiste à ses efforts mais dont il exprimera tout de même sa sensibilité au monde.
Dieu n'est pas dans les grimoires ou au fond des tabernacles, pas dans les sourates ni dans les prêches du dimanche. Il est dans notre aptitude à faire le bien alors que nous pourrions faire le mal.
Le bien c'est ce qui augmente la vie, le mal c'est ce qui la réduit. Mais chacun possède son propre bien. C'est pour cette raison que l'affrontement appartient au socle de l'existence. Comme l'amour ou le goût du beau.
Notre royaume de la conscience, nous le portons en nous. Libre à nous de le faire venir en pleine lumière.
vendredi 14 août 2009
Eros
Les tenants de l'intelligence sur papier glacé, les mêmes qui grattaient autrefois des velins, ont introduit dans nos vies le règne de l'idée. Lorsque l'on a entre les mains la seule matière des mots, il faut bien se donner l'impression que l'on ordonne quelque chose qui soit difficile afin de justifier le statut social, au dessus des vrais maîtres de la matière, forgerons, charpentiers, imagiers. Mais comme les mots sont compréhensibles (un chat est un chat et un mont de Vénus n'est pas une montagne...) tant que chacun les entend selon leur sens, pour paraître indispensables, les gratteurs de papier mort-né ont introduit le règne des idées. Platon l'a emporté sur Aristote.
Ainsi ont-ils brodé sur l'amour. Etrange mot qui recouvre d'un pli pudique une immensité que nul ne contrôle mais qui ne pouvait rester en l'état de terre gaste. La grande conquête rationalisante s'est appliquée à ce sujet.
Pourtant des jambes en l'air à la tendre caresse affectueuse, de la complicité d'une fratrie à celle d'une communauté, de la passion d'un jour à une vie entière, Eros est à l'oeuvre. Mais il n'est jamais seul. Eros appelle toujours un autre regard, celui d'une déesse.
Mais Eros n'a pas, n'a plus bonne réputation. Ceux qui ont glosé sur l'amour pendant des siècles ont dépouillé la chair pour garder l'esprit. La religion chrétienne( et ses pareilles en monothéïsme), est la seule religion (si c'est une religion, ce qui reste à prouver lorsque toutes les racines et toutes les survivances païennes en sont écartées) qui n'a aucune figure pour celebrer la joie des corps, la joie des fraternités et celle des constructions d'un couple au quotidien. Un mot, le Dieu unique, veut tout dire; donc il ne dit rien. Lorsque tout est blanc plus rien n'est blanc.
Eros est condamné au trottoir. En bas résilles au mieux, en commerce de crudités violentes au pire. Pourquoi ?
Chercher la femme dit le peuple. Cherchez la femme et vous trouverez la réponse.
Le monde chrétien a détruit le statut de la femme de l'ancien monde. Les agacés de la chair craignaient trop sa puissance créatrice et libératrice de toutes les entraves pour la tolerer dans leur monde.
Aujourd'hui, nous payons toujours cette traite sans provision.
Lorsque la femme portera à nouveau à la ceinture les clefs de l'ordre, alors les hommes redeviendront des hommes.
Le règne du "beauf " qui maltraite une femme est directement issu de cette société fondée sur une religion où la femme enfante sans rapport amoureux et où elle reste vierge.
Eros appelle Vénus, Aphrodite, Gaïa, Diane, Artémis, Athéna, Démeter et toutes ces figures qui font que la femme peut être multiple: amante, mère, épouse, guerrière, créatrice, redoutable, douce, maternelle, séduisante, sage et porteuse du seul regard qui peut donner à un homme d'aller au delà de lui même.
Ainsi ont-ils brodé sur l'amour. Etrange mot qui recouvre d'un pli pudique une immensité que nul ne contrôle mais qui ne pouvait rester en l'état de terre gaste. La grande conquête rationalisante s'est appliquée à ce sujet.
Pourtant des jambes en l'air à la tendre caresse affectueuse, de la complicité d'une fratrie à celle d'une communauté, de la passion d'un jour à une vie entière, Eros est à l'oeuvre. Mais il n'est jamais seul. Eros appelle toujours un autre regard, celui d'une déesse.
Mais Eros n'a pas, n'a plus bonne réputation. Ceux qui ont glosé sur l'amour pendant des siècles ont dépouillé la chair pour garder l'esprit. La religion chrétienne( et ses pareilles en monothéïsme), est la seule religion (si c'est une religion, ce qui reste à prouver lorsque toutes les racines et toutes les survivances païennes en sont écartées) qui n'a aucune figure pour celebrer la joie des corps, la joie des fraternités et celle des constructions d'un couple au quotidien. Un mot, le Dieu unique, veut tout dire; donc il ne dit rien. Lorsque tout est blanc plus rien n'est blanc.
Eros est condamné au trottoir. En bas résilles au mieux, en commerce de crudités violentes au pire. Pourquoi ?
Chercher la femme dit le peuple. Cherchez la femme et vous trouverez la réponse.
Le monde chrétien a détruit le statut de la femme de l'ancien monde. Les agacés de la chair craignaient trop sa puissance créatrice et libératrice de toutes les entraves pour la tolerer dans leur monde.
Aujourd'hui, nous payons toujours cette traite sans provision.
Lorsque la femme portera à nouveau à la ceinture les clefs de l'ordre, alors les hommes redeviendront des hommes.
Le règne du "beauf " qui maltraite une femme est directement issu de cette société fondée sur une religion où la femme enfante sans rapport amoureux et où elle reste vierge.
Eros appelle Vénus, Aphrodite, Gaïa, Diane, Artémis, Athéna, Démeter et toutes ces figures qui font que la femme peut être multiple: amante, mère, épouse, guerrière, créatrice, redoutable, douce, maternelle, séduisante, sage et porteuse du seul regard qui peut donner à un homme d'aller au delà de lui même.
dimanche 26 juillet 2009
Anarque
Le monde tente en permanence de nous lier à ses joies et à ses peines. Peu importe qu'elles nous touchent ou pas. Il faut participer. C'est l'important. Consommer, croire, regarder, voter, se scandaliser, s'émouvoir. Impossible de s'échapper.
Pourtant chacun crie à son individualité et à sa richesse personelle. Arguments de vente et plaquettes publicitaires.
Pourquoi ne serai-je pas admis à faire valoir mon droit à l'indifférence ? Ce serait maladroit. La tour d'ivoire est trop aisée à renverser.
Mais pour survivre, j'ai besoin d'air. Seul le regard venu d'une autre rive, qui accepte ce que je suis, est tolérable et même bienvenu. Les autres m'indisposent au point de me rendre nerveux si je ne prend pas soin de barricader mon impertinence ou mon absence d'implication à leurs jeux dérisoires derrière le masque de fer d'un sourire de convivialité à bon marché.
Un médecin de mon âme peut m'apporter la vision des choses qui ouvre grand les portes et les fenêtres mais je choisi mes guerres. Pour le reste, il convient de faire bonne figure et de ne pas prêter aux serments plus que ce qu'ils ne valent. Seul compte celui qui est fait en connaissance de cause et aux mépris des codifications qui font autant de prisons que de victimes consentantes.
"L'anarque est à l'anarchiste ce que le monarque est au monarchiste".
Pourtant chacun crie à son individualité et à sa richesse personelle. Arguments de vente et plaquettes publicitaires.
Pourquoi ne serai-je pas admis à faire valoir mon droit à l'indifférence ? Ce serait maladroit. La tour d'ivoire est trop aisée à renverser.
Mais pour survivre, j'ai besoin d'air. Seul le regard venu d'une autre rive, qui accepte ce que je suis, est tolérable et même bienvenu. Les autres m'indisposent au point de me rendre nerveux si je ne prend pas soin de barricader mon impertinence ou mon absence d'implication à leurs jeux dérisoires derrière le masque de fer d'un sourire de convivialité à bon marché.
Un médecin de mon âme peut m'apporter la vision des choses qui ouvre grand les portes et les fenêtres mais je choisi mes guerres. Pour le reste, il convient de faire bonne figure et de ne pas prêter aux serments plus que ce qu'ils ne valent. Seul compte celui qui est fait en connaissance de cause et aux mépris des codifications qui font autant de prisons que de victimes consentantes.
"L'anarque est à l'anarchiste ce que le monarque est au monarchiste".
Inscription à :
Articles (Atom)