mardi 26 février 2013

Juste un mauvais jour

 
C'est juste un mauvais jour qui passe. Comme d'autres.

Mais la vie n'est pas mauvaise. Elle est. Point. Pas de plus, pas de moins. Seulement la vie.

Le silence ne s'étend pas autour de moi. Il s'étend en moi. Les necessités restent à l'oeuvre et le soleil se lèvera demain.

Est-ce que le pion sacrifié de la partie d'echecs se plaint de sa destinée ? Au non de quoi le ferait-il, il semble qu'un interêt qui le dépasse soit à l'oeuvre.

Mais qui décide qu'un interêt plus grand s'impose au pion ?

...

Dans le silence de sa boîte, le pion a pensé qu'il serait temps de quitter le jeu.
Il faudra du temps. Ce temps pour forger la lame qui brise les amertumes.


dimanche 10 février 2013

La psychologie de la forme

Il est commun de dire, et penser, que l'esprit organise la matière.
Et si l'inverse etait vrai ?

Le présupposé vient sans doute des lois de la physique et des leçons de la philosophie, largement saupoudrées de théologie. Mais que sont les lois de la physique sinon des constructions intellectuelles pour donner un sens au monde alentour ? Que sont les leçons de la philosophie sinon un autre art de tenter de s'y retrouver ? Et qu'est-ce que la théologie sinon un vêtement pour masquer la nudité des questions sans réponse ?

La domination de la matière par l'esprit...

Les arbres "se parlent" et se portent assistance.
Le chat quantique est simultanément vivant et mort.
Selon que la chair soit agréable ou repulsive, l'esprit se détend ou s'arme, griffes et ongles.

La matière ordonne, elle résiste et conduit l'outil.

Et la matière est autre que sa composante chimique ou sa résistance mécanique. Si ce n'est pas vrai, alors adieu ce que l'on appelle amour.

C'est pourquoi, peut être, ce sont davantage les actes qui nous façonnent.

Mais il y a aussi l'option d'une unicité de l'une et de l'autre. Perspectives plus grandes.

jeudi 10 janvier 2013

Trois Cercles


Il y a dans un jardin, au sud des cartes, trois cercles de pierre, trois cercles concentriques.

Le plus petit est celui qui représente la façon dont le monde vous voit,
Le deuxième est celui qui dessine ce que vous croyez de vous
Le plus grand est celui qui dit ce qu'est votre être en réalité.

Dans ce jardin, à l'ombre des arbres, il ya un banc. Sur ce banc, au clair de lune des nuits d'été, on peut y deviner la présence d'une joie profonde, un peu ancienne mais toujours présente. Elle parle de tranquilité loin des clameurs, elle chuchote la caresse du souffle d'air sur la peau nue ou ces mots si profonds que le sens y vogue sans heurt.

On accède à ce jardin par la vieille porte du fond du rêve; celle qui est à l'abri sous les lierres, un peu rude à ouvrir entre les deux pans de mur eboulés que le temps n'a pas epargné.

J'y vais, de temps à autre (en fait, bien plus souvent qu'à mon tour), et je marche un instant. Toujours trop court.

Parce qu'il n'est pas simple de sentir le poème se heurter aux murs de béton qui s'avancent inexorablement vers nous, il reste le rêve qui transpire dans les gestes.






vendredi 21 décembre 2012

Zetetique


Des fins du monde ou des fins d'un monde, il en a été annoncé des centaines. Et pour se consoler, les sectateurs se disent que leurs prières ont sauvé l'humanité.

En quoi l'humanité est-elle si importante qu'elle soit "sauvée" ? Et encore faudrait-il savoir ce qu'est l'humanité.

Ici des intelligences sont persuadées de la présence d'un esprit, frappeur parfois, frôleur de temps à autre et même apte à mettre en marche l'electronique du salon.
Là d'autres vous assurent tranquillement qu'ils ont un accés à un livre de eux seuls lisibles à l'instar de ceux qui ont à l'oreille les voix d'un divin. Et toujours les manifestations sont incontrolables, inverifiables et toujours entre-mises par des "intellectuels". L'experience montre d'ailleurs que le degré de "croyance" au paranormal est liée à la culture de l'interéssé et proportionnelle à son niveau de culture (si l'on considère que la culture est mesurable, nous dirons donc le degré d'instruction scolaire).
Dans un autre ordre d'idée mais peu éloigné, un pays est détruit: il disposait d'un arsennal de destruction massive, évaporé aprés coup ou encore, des peuples entiers sont rendus responsables à posteriori de la débâcle financière actuelle.

Tout ceci plonge ses racines à la même source.

Le mensonge est le corollaire de la vérité. La source du mensonge d'Etat tout comme celui des tenants de l'occultisme sous toutes ses formes repose sur le concept dogmatique chrétien d'un vrai dieu et de faux dieux.
Toute forme de pouvoir a besoin de vérité, jusqu'à la fabriquer si necessaire.

Jetez un regard à la reflexion zetetique. Il y a là une grande salubrité pour l'esprit et une vision de l'humain bien droit dans ses bottes.

jeudi 20 décembre 2012

Yule


Bien évidemment cela n'a pas grande signification dans un monde de pollution lumineuse telle que la nuit devient comme une ombre d'elle même à de trés longues distances des entassements d'urbains.

Mais cela a un sens pour qui sait encore que la source n'est ni dans les livres qui prétendent à une révelation quelconque ni dans les idées qui ne sont qu'arrangements lexicaux dés que l'on scrute d'un peu prés leur consistance.

Lorsque l'on a tout décapé des vernis et des masques, il reste la matière brute et ce qui l'ordonne. L'être vient de la nuit comme la lumière vient de la clairière au coeur des bois profonds.

Alors, à ceux qui savent parce qu'ils ont compris, et à ceux qui cherchent malgré le poids des necessités, bonne fêtes de Yule.

jeudi 6 décembre 2012

Le temps de l'écrire


Il faut du temps pour raconter l'histoire par la plume, alors que la féerie est là, présente au coeur de l'imagination, tout comme se bousculent les aléas, les vissicitudes et les contingences.

Les mots tracés à l'encre  ne sont que l'écume de la joie perçue  au creux de l'être lorsque le pont du bateau se couvre de neige légère, l'image de la quiétude ressentie lorsque les parfums de cuisine emplissent la cabine et le reflet de cette étrange perception d'un équilibre, hors de porté de la modernité, sous le regard accueillant qui fait les journées moins pesantes.

Est-ce la magie de l'écriture (et peut être de la lecture) ou celle de la rêverie ? Sans doute celle de l'une et de l'autre qui sont comme le vin un parfum et un goût sans vraiment que les sens ne sachent ce qui est de l'un et ce qui est de l'autre.

Dans ces moments, ils sont bien loin tous les fantômes aux lourdeurs enchaînés troquées au miroir des néssecités et tous les esprits qui, célèbrant le culte d'un vrai, ont échangé le soleil contre une idée.

jeudi 29 novembre 2012

Le temps qui passe, le temps qui reste.


Temps suspend ton vol ?
Il n'y a pas d'autres issues que celle de la fin.

Mais de combien de temps disposon-nous ?
Personne ne peut le dire. Et même lorsque l'on se pense indestructible, il arrive un moment où l'usure des choses comme celle du corps rend les éléments aux éléments.
Fin d'un rêve ? Quelques pas encore dans l'herbe mouillée, quelques nuits étoilées, quelques aubes magiques de lumière neuve. Et rideau.

De combien de temps est-ce que je dispose ?
Je ne sais pas. Mais je sais ce que je vais en faire. En conscience.