jeudi 20 décembre 2012
Yule
Bien évidemment cela n'a pas grande signification dans un monde de pollution lumineuse telle que la nuit devient comme une ombre d'elle même à de trés longues distances des entassements d'urbains.
Mais cela a un sens pour qui sait encore que la source n'est ni dans les livres qui prétendent à une révelation quelconque ni dans les idées qui ne sont qu'arrangements lexicaux dés que l'on scrute d'un peu prés leur consistance.
Lorsque l'on a tout décapé des vernis et des masques, il reste la matière brute et ce qui l'ordonne. L'être vient de la nuit comme la lumière vient de la clairière au coeur des bois profonds.
Alors, à ceux qui savent parce qu'ils ont compris, et à ceux qui cherchent malgré le poids des necessités, bonne fêtes de Yule.
jeudi 6 décembre 2012
Le temps de l'écrire
Il faut du temps pour raconter l'histoire par la plume, alors que la féerie est là, présente au coeur de l'imagination, tout comme se bousculent les aléas, les vissicitudes et les contingences.
Les mots tracés à l'encre ne sont que l'écume de la joie perçue au creux de l'être lorsque le pont du bateau se couvre de neige légère, l'image de la quiétude ressentie lorsque les parfums de cuisine emplissent la cabine et le reflet de cette étrange perception d'un équilibre, hors de porté de la modernité, sous le regard accueillant qui fait les journées moins pesantes.
Est-ce la magie de l'écriture (et peut être de la lecture) ou celle de la rêverie ? Sans doute celle de l'une et de l'autre qui sont comme le vin un parfum et un goût sans vraiment que les sens ne sachent ce qui est de l'un et ce qui est de l'autre.
Dans ces moments, ils sont bien loin tous les fantômes aux lourdeurs enchaînés troquées au miroir des néssecités et tous les esprits qui, célèbrant le culte d'un vrai, ont échangé le soleil contre une idée.
jeudi 29 novembre 2012
Le temps qui passe, le temps qui reste.
Temps suspend ton vol ?
Il n'y a pas d'autres issues que celle de la fin.
Mais de combien de temps disposon-nous ?
Personne ne peut le dire. Et même lorsque l'on se pense indestructible, il arrive un moment où l'usure des choses comme celle du corps rend les éléments aux éléments.
Fin d'un rêve ? Quelques pas encore dans l'herbe mouillée, quelques nuits étoilées, quelques aubes magiques de lumière neuve. Et rideau.
De combien de temps est-ce que je dispose ?
Je ne sais pas. Mais je sais ce que je vais en faire. En conscience.
vendredi 19 octobre 2012
La boxe de l'ombre

" A ceux qui resistent en ce monde
Dans les jungles ou devant un miroir
Je fais un voeu pour leur fronde
Se transforme, un jour, en victoire."
Molodoï
jeudi 4 octobre 2012
The wall
Je ne voulais pas y être; j'y suis. Dans le mur.
Le contourner ? Passer à travers ?
Le Titanic a été construit par des professionnels, l'arche de Noë par des amateurs...
samedi 22 septembre 2012
Ne pas perdre, ne pas se perdre.
J'avance. Avec le début, vient la fin mais si il n'y avait pas de fin c'est qu'il n'y a pas eu de début. Hors, de nos mémoires surgissent toutes les origines, toutes nos sources. Faut-il pour autant se demander d'où vient la source ? Probablement du rocher qui a reçu la pluie elle même surgie des surfaces de bleues immenses. Nous sommes dans le cycle, nous lui appartenons. Nous n'en connaissons ni les raisons (le cycle a-t-il une raison ?) ni quoique ce soit. Mais nous y sommes.
J'avance. Mon sac se vide chaque jour un peu plus. Bientôt il sera aussi leger qu'avant mes premiers pas. Ni plus heureux, ni plus malheureux. Que puis-je faire d'autre que de regarder ? Les illusions sont comme des vêtements luxueux qui ne résistent pas à l'usure du temps. Tout comme les idées. Ce qui resiste, c'est le réel; la matière que l'on transforme, les êtres avec qui l'on chemine.
Mes routes et mes jardins ne sont ni trés fréquentées ni trés organisés. C'est bien ainsi. Je ne me sens plus grand chose en commun avec le fatras ambiant. Les débats "d'idées" (Genre, homoparentalité, intégrisme des barbus, démocratie, mondialisation, crise, etc) sont comme des non-sens. Dans un sytème où l'Etat controle tout, la société du spectacle (Guy Debord) prend la place de l'existence puis celle de la vie. Ce qui est durable, c'est ce qui est stable. Le reste ce sont des illusions.
Pour ne pas perdre, il ne faut pas jouer. Si l'on n'est pas assez puissant pour renverser le plateau de jeu.
mardi 7 août 2012
Wolfen
Ils étaient là avant. Avant que ne viennent les hommes qui portaient avec eux un autre monde, ce monde où l'on promet un tout autre que l'on peut avoir maintenant à condition de payer demain.
Ils étaient là lorsque les dieux étaient de l'immensité du cycle; le tonnerre d'un jour, la fécondité d'un autre, la guerre et la paix, la vie et la mort.
En deça et au delà du bien et du mal. Seulement la vie cruelle et drôle, souriante et noyée de larmes.
J'enfante donc je suis. Je construis donc je suis. Je combat donc je suis. Je sème donc je suis. Je récolte donc je suis. Je meurs donc je suis.
La pensée n'est pas l'être. L'être c'est l'esprit et la main qui s'accomplissent dans le cycle. L'être c'est la reflexion et la puissance au coeur du temps conscient.
L'être était là avant; tout comme les loups.
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